Louise et Jeanne

Allaitement // Rencontre avec un RGO

Je vous parlais déjà de mes débuts dans mon allaitement, dans cet article, aujourd’hui je vous parle d’une phase plutôt difficile à vivre psychologiquement pour moi. Ma fille hurlait beaucoup, pleurait toute la journée, après chaque tétée c’était l’enfer. Pour elle. Pour moi. Elle vomissait beaucoup, parfois longtemps après les tétées. Je ne supportais plus ces cris, de la voir hurler de douleurs comme ça, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Je vous en parlais dans cet article. D’après les médecins, c’était des coliques. J’ai essayé plusieurs traitements et rien n’y changeait. J’ai beaucoup culpabilisé, j’ai beaucoup pleuré. Je ne la comprenais pas. Je m’en voulais énormément. Elle s’énervait au sein, tirait dessus. Elle me faisait mal. J’avais des douleurs à chaque tétée, et après aussi. Est ce qu’elle avait assez manger? Avait elle encore faim? Est ce que mon lait est assez nourrissant? Est ce que j’ai assez de lait? Je me posais mille question, jusqu’à celle ci « et si j’étais en train de l’empoissonner avec mon lait? »

allaitement-blog-maternite

Un mercredi, rongée par la culpabilité, je suis allée aux urgences. Et là, le diagnostique d’un RGO, un reflux, est tombé. Je suis partie avec un cachet à lui donner. De savoir que je n’étais pas le problème, de savoir qu’il y avait un truc qui existait pour la calmer, ça m’a fait du bien. C’est aller bien mieux pour elle ensuite, puis pour moi. Plus de Mademoiselle Vomito à la maison, moins de cris, moins de douleurs. Juste des coliques.

Mais j’étais blessée. Cette remise en question m’a fait du mal, je m’en suis voulue de ne pas la comprendre, je me suis posée les bonnes questions… Est ce que j’ai plaisir à allaiter? Est ce que je veux vraiment continuer? Pourquoi continuer finalement? …

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26 Thoughts on “Allaitement // Rencontre avec un RGO

  1. Coucou, c’est bien que tu es enfin un nom sur le problème de ta Choupette, 1 mois sans savoir c’est trèèèès long. Mon ptit bout souffre de coliques et c’est déjà dur à vivre, comme tu le dis, le voir souffrir sans pouvoir rien faire, juste attendre et être là pour lui, c’est vraiment difficile. Les gens qui rient quand ils le voient pleurer parce qu’il fait des grimaces, moi ça ne me fait pas rire du tout. En tout cas, j’allaite également et je me pose aussi des questions. Pour ma part, ça se passe bien mais il y a des contraintes assez importantes quand même. On est très dépendantes de son enfant et je ne me vois pas me lancer dans le tire lait. D’un autre côté, je sais déjà que ça va me manquer et je culpabilise parce que je sais que mon lait est ce qu’il y a de mieux pour lui. Bref pas facile.

    En tout cas, je te souhaite beaucoup de courage mais je vois que tu n’en manques pas :)
    xx

    • Moi la grande différence, que je vous dévoilerai dans un prochain article ^^ c’est que ces questions m’ont bien fait réfléchir et j’ai enfin trouvé mon équilibre et un bon compromis dans tout ça… :) bisous

  2. ma meilleure amie a vécu la même chose avec son fils, à une différence près, c’est qu’elle n’a pas pu l’allaiter. Donc elle n’a pas eu les mêmes doutes sur l’allaitement que toi.
    Mais les pleurs sans fin, les vomissements, les doutes, les angoisses et le sentiment d’être paumée, elle l’a vécu. Le médecin lui parlait de coliques. Donc elle patientait.
    Jusqu’à ce qu’elle se rende aux urgences, un jour, un jour de trop, au bout de mois de combat.
    Et là, le soulagement.
    RGO diagnostiqué aussi, associé à des coliques sévères. Le petit bonhomme a été gardé 2 nuits, ce qui a permis un peu de repos au parents, qui étaient à bout, physiquement et nerveusement.
    Il a reçu un traitement qui l’a métamorphosé. En 15 jours, tout était complètement rentré dans l’ordre.
    Ce n’est pas simple de franchir le seuil des urgences, on a sûrement peur d’en faire trop et de se faire mal recevoir. Mais ils ont bien fait d’y aller, et visiblement tu as bien fait d’y aller également.
    Quant à tes réflexions sur l’allaitement, je ne peux pas me prononcer. C’est une décision très personnelle, et je pars du principe qu’il faut que ça se fasse sans contrainte et sans se forcer. La décision te revient.

    • Je suis tellement d’accord… Je me disais que j’étais folle d’aller aux urgences « juste » pour ça. Mais au final, je ne regrette pas une seconde et ma puce va nettement mieux depuis que j’en suis sortie. C’est quand même dingue de laisser souffrir des bébés comme ça, je suis contente de savoir que tout va mieux pour ton amie. Faut se barre et pas lâcher.

  3. pour te faire partager mon « expérience », je ne m’étais jamais posé la question d’allaiter ou non, tout le monde autour de moi m’en parlait comme d’une évidence, c’était ce qu’il fallait faire, ce qui était le mieux pour le bébé etc.
    dès la première têtée j’ai eu hyper mal, je n’ai pas aimé ça. Les infirmières à la clinique m’aidaient et insistaient pour que j’allaite. Ian me faisait mal à chaque fois, au point de me faire saigner, j’appréhendais chaque têtée, et encore plus quand nous sommes rentrés à la maison et que j’étais seule toute la journée avec lui, au point d’être physiquement malade rien qu’en pensant à la têtée suivante. En même temps mes parents me disaient de continuer pour le bien du bébé, pour ses défenses immunitaires, tout ça, alors je culpabilisais à mort de vouloir arrêter d’allaiter et surtout de voir mon fils comme une source de douleur.
    ça plus le « baby blues » hyper violent, je ne mangeais rien, mon lait n’était pas riche, Ian avait faim et hurlait tout le temps, je pleurais beaucoup…
    Au bout d’une semaine je suis allée voir mon médecin généraliste qui m’a prescrit un tire-lait et m’a complètement déculpabilisée de ne pas vouloir allaiter, ça m’a fait un bien fou ! J’ai utilisé 3 jours le tire-lait puis j’ai alterné avec le lait de boite, jusqu’à utiliser uniquement le lait en poudre.
    Et finalement c’est à ce moment là que j’ai vraiment eu l’impression de nouer un lien avec mon fils, que j’ai eu plaisir à lui donner ses repas. Comme il était plus rassasié, il dormait plus longtemps et a fait ses nuits à un mois et demi.
    Depuis quand on me demande mon avis sur l’allaitement je dis simplement de faire comme on le sent, de ne pas se laisser mettre la pression par son entourage et de s’écouter. Si tu es mal à l’aise le bébé le sera aussi, donc il vaut mieux un biberon et une maman heureuse que des têtées vécues comme des contraintes…
    Ceci pour dire, si tu n’as pas envie de continuer à allaiter, ne te force pas.
    Bisous

    • Mais tu as tellement raison, c’est ça que je me dis, je me suis posée les bonnes questions et non pas « ce que je voudrais qu’on dise de moi comme maman » et ça a tout changer. Je prends enfin plaisir a partager des moments repas avec elle, et je suis en paix avec moi même. Par contre tu me fais un peu peur avec ton baby blues… Yavait il d’autres symptômes? Parce que… C’est tout moi ça. J’ai envie de rien manger, je mange parce que j’allaite, sinon je mangerai rien, je pleurs souvent enfin pleurait ça va quand même mieux… Et pourtant je me dis que c’est pas juste ça un baby blues… :( bisous!

  4. Claire on 12 mars 2014 at 12 h 08 min said:

    Je pense que c’est la première fois que je commente un blog mais là je me lance.
    Le RGO n’est en aucune façon imputable à l’allaitement maternel, il est très fréquent et lié à l’immaturité digestive des bébés. Le fait d’introduire ou de carrément passer aux biberons de lait artificiel a tendance à aggraver les choses car rien n’est plus digeste que le lait maternel. Ton lait ne sera JAMAIS mauvais pour ton bébé. Tu t’es beaucoup culpabilisée mais pour rien car tu n’y es pour rien et tu n’es pas devin, comprendre les besoins et les soucis des tout petits est difficile et c’est le propre des mamans de culpabiliser ainsi dès qu’il y a un souci avec leur bébé. Essaye d’être moins exigeante avec toi même laissez vous le temps d’apprendre à vous connaitre et ne te mets pas trop la pression. La maman parfaite n’existe pas et toi qui es sa maman tu représentes ce qu’il y a de mieux pour elle même avec tes tâtonnements.
    Après si l’allaitement te pèse et que ça te tranquillise d’arrêter c’est une autre histoire, l’important est que tu t’ecoutes et que tu sois en accord avec toi même. Fais comme tu le sens plutôt que comme tu penses que la bonne mère que tu imagines ferait.
    Et profite de ta fille, là tu vas te gâcher ces précieux moments avec elle alors que encore une fois tu fais de ton mieux et c’est déjà très bien.
    Courage tout ça ne sera bientôt qu’un lointain souvenir,

    Claire (sage-femme et très bientôt maman à mon tour ;-))

    • Tu résumes carrément bien ce que je pense, et ce a quoi j’ai pensé en prenant ma décision! j’en parlerai dans un prochain article. En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire rassurant et déculpabilisant, je pense que le RGO m’a juste permis de me poser les bonnes questions et comme tu le dis, d’être et non de me forcer a paraître ce qui serait le mieux pour ma fille. Quand on est enfin en accord avec soit même, sa change la vie et surtout, je profite enfin de beaux moments avec elle… Alors que durant ce premier mois, tout était très mécanique finalement. Belle fin de grossesse!

  5. Teasing, teasing ;)

  6. C’est dur d’être une maman, de se poser mille questions et se sentir impuissante. Tu as bien fait d’aller aux urgences! J’espère que toutes ces questions ont trouvé leurs réponses et que tu es plus sereine maintenant :)

  7. Il ne faut pas tout remettre en question au premier obstacle non plus. A fortiori si ce n’est pas ton allaitement qui est en cause. Je suis point pour point l’avis donné par Claire pour le reste.

  8. hé mais c’est pas gentil de nous laisser sur un tel suspense ^^ je comprends tes doutes concernant l’allaitement surtout que ça devait être épuisant à vivre : / ce qui compte au final c’est de trouver le bon équilibre qui convient à bébé comme maman.

  9. Je ne sais pas quoi te dire étant donné que je n’ai pas d’enfants…Cependant, moi je sais que quand j’aurais un enfant je ne l’allaiterais pas. Je ne le sens pas. Je ne suis pas assez à l’aise avec mon corps pour ça et j’ai du mal avec l’idée qu’on se nourrisse de quelque chose qui provient de mon corps – j’ai une grosse barrière psychologique- Ma mère avait la même appréhension, elle ne le sentait pas comme on dit et donc elle ne m’a pas allaitée. J’ai eu une enfance normale et sans carence.
    Tout ça pour te dire qu’il ne faut pas se laisser influencer par les sages femmes, les pédiatres, l’entourage, les idées reçues. Tu dois faire ce que tu sens, comme tu le sens. Suis ton envie ma belle!
    J’espère te voir bientôt,

    des bisous

  10. Je suis ravie de voir qu’Aria va mieux et surtout ravie de voir que tu es allée aux urgences et qu’ils ont trouvé. Ce sentiment de culpabilité doit être normal, mais j’imagine que ça te ronge de
    L’interieur.
    J’ai beaucoup d’appréhension sur l’allaitement à cause de toutes les souffrances racontées sur les blogs et les diverses expériences qui n’aboutissent pas, du coup j’ai vraiment du mal à m’y projeter.
    J’espère que tout se passera mieux désormais, profites !

  11. Delphine OD on 13 mars 2014 at 20 h 23 min said:

    Je suis maman d’un petite fille de 2 semaines. J’ai beaucoup aimé lire ton blog pendant ma grossesse, l’histoire de ton accouchement m’a encouragé pour le mien lorsque j’avais peur. Ton article sur l’allaitement m’a poussé a essayer de mon côté. En résumé, ton blog me fait du bien. En retour, je t’envoie donc plein de sérénité et de bonnes choses pour la suite de votre rencontre avec votre princesse, maintenant que son RGO est diagnostiqué. Tu as super bien géré d’aller aux urgences, quoi que tu choisisses ça va le faire : tu es sa maman. Bises

  12. Vanessa on 14 mars 2014 at 14 h 35 min said:

    Je comprends que tu as du être désemparée et exténuée :( Ma fille n’a pas fait de RGO, mais la période où elle pleurait à partir de 19h jusqu’à 23h à cause des fameuses coliques fut pénible et épuisante au point de redouter le coucher du soleil… donc qu’est-ce que ça a du être pour toi ? Je suis contente que tout soit rentré dans l’ordre. Ta photo est très belle, ça a l’air d’être un bon moment. Je te souhaite que des bons comme ça (avec ou sans allaitement).
    J’ai allaité ma fille jusqu’à ses 14 mois, et exclusivement jusqu’à ces 11 mois. Ça a été très agréable, une expérience dont je suis fière (si on peut l’être) et que je voudrais réitérer avec mes autres enfants. Mais, j’ai aussi connu des moments de douleur et de doute, notamment au début (comme tout le monde, enfin je crois) et pendant les périodes de poussée de croissance. J’ai continué à l’allaiter jusqu’à ce que je ressente que toutes les deux on étaient prêtes, elle pour accepter autre chose et moi pour la lâcher un peu.
    Si j’ai continué à allaité alors que ce n’était pas toujours rose, c’est parce que parfois ça l’était et qu’on me rassurait (internet surtout) sur le fait que ça redeviendrait rose (à chacun sa couleur, hein). Ça et le fait que je pensais narcissiquement qu’il n’y avait que mon lait qui pouvait lui convenir parfaitement ^^ m’encourageait à continuer.
    Tout ça pour dire que quand on se questionne sur le pourquoi continuer, en fait, notre réponse se trouve dans l’état émotionnel et physique dans lequel on est, dans ce que l’allaitement nous procure et aussi dans ce qu’on veut et qu’on pense être bon pour notre enfant. Genre, si c’est ton vœux le plus cher, tu trouveras peut-être le courage, la force, et la motivation de continuer. Si pour toi, c’est pas si important alors ça serait dommage de « s’acharner » parce que d’autres disent que « c’est bien, c’est mieux pour l’enfant etc ».

    Bises !

    • Tu résumes tout très bien… Je crois bien que j’étais dans la deuxième catégories, je voulais bien faire parce que je pensais que c’était le meilleur, mais j’ai complètement mis de côté mon état physique (complètement épuisée, mon corps me lâchait et mes nerfs me faisaient faire des mini malaises…) et surtout l’état émotionnel, est ce que ça me plaisait vraiment? En tout cas, je suis ravie de la décision que j’ai prise et tout va bien mieux depuis qu’on a trouvé notre équilibre :) bisous

  13. Ah le sujet de l’allaitement ! Sujet parfois épineux pour l’entourage. Je voulais absolument allaiter et puis Alba n’était pas très motivée. La première semaine à l’hôpital était dure, quand elle dormait j’essayais de tirer mon lait , quand elle se réveillait on essayait la tétée, elle s’arrêtait vite donc il fallait lui donner un complément . Au final je ne me reposais/dormais jamais. Et mon mari m’a dit « passe au biberon tu es exténuée ». Solution à laquelle je n’avais même pas pensé tellement je voulais allaiter. Et puis en une petite heure et après avoir discuté avec une puéricultrice me voilà avec un biberon. Et ce fut un soulagement. Alba était plus apaisée aussi. Je n’ai pas eu de baby blues mais un « baby boost ». Ça m’a soulagé.
    Alors bien-sûr j’ai entendu des réflexions « l’allaitement c’est pas facile pour tout le monde au début tu as baissé les bras », « tu n’es pas très courageuse » … Et bien j’ai décidé d’envoyer balader les gens qui se permettent de juger alors que ça ne les regarde strictement pas. Ces mêmes personnes qui auraient pu penser plus tard « tu l’allaites trop longtemps », « tu l’as toujours dans les bras etc… » . Quoi qu’on fasse il y aura toujours des gens pour te faire culpabiliser ou te faire part de leurs conseils malplacés.
    Je respecte celles qui allaitent (puisque c’est ce que je voulais faire au début), mais je déteste les pro-allaitement. Celles qui essayent de te faire culpabiliser et te regardent avec des yeux dégoutés. Je pense qu’il faut t’écouter. Ne pas avoir peur de passer au biberon si l’allaitement te laisse beaucoup de doutes. Bien-sur si tu peux allaiter sereinement et aller au bout de ton envie c’est encore mieux !
    Bises. Julie.

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